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> Comprendre et lutter contre la pollution au bureau

Nous passons 85 % de notre temps dans des lieux clos à la maison ou au bureau. Contrairement à la qualité de l’air extérieur mesurée et suivie depuis de longues années, la qualité de l’air au bureau est un sujet récent qui préoccupe les autorités sanitaires.

Des impacts sanitaires sur les salariés

Depuis quelques années, les études sanitaires(1) mettent au jour les méfaits des pollutions rencontrées sur le lieu de travail des salariés. Même s’il reste difficile de mesurer l’impact de ces pollutions par rapport à d’autres facteurs tels que la pollution extérieure, les causes génétiques, etc… certains symptômes semblent directement liés aux pollutions des bureaux.

L’apparition d’irritations, d’allergies, de maux de tête ont été observées. Les personnes souffrant d’asthme sont d’ailleurs particulièrement vulnérables. Des pathologies broncho-pulmonaires voire des intoxications aigues sont parfois directement liées à la pollution subie au bureau.

La pollution intérieure a même son syndrome spécifique : le ‘sick building syndrome’ (SBS), le syndrome du bâtiment malsain. Identifié dans les années 70, il se caractérise par une combinaison de symptômes ou maladies non expliquées médicalement mais que l’on associe à des problématiques liées aux lieux clos (maison, loisir ou lieu de travail). Il est provoqué par la mauvaise qualité de l’air intérieur qui conjugue les différents types de pollution (biologique, organique, gaz toxique) et se manifeste par des incommodations quelquefois sévères auprès des salariés sensibles à ces pollutions.

La pollution intérieure sous toutes ses formes

Les concentrations de certains polluants sont quelquefois cinq à dix fois supérieures à celles de l’air extérieur. Contre toute attente, le bureau recèle des pollutions d’origines variées :

  • Pollution ‘biologique’ due aux bactéries, pollens, moisissures. Ces polluants volatiles peuvent se déplacer dans l’air et s’accrocher à d’autres types de particules et ainsi pénétrer notre système respiratoire. Ces organismes se développent plus particulièrement dans des lieux mal ventilés ou humides.
  • Pollution ‘organique’ due aux composés provenant de peintures, colles ou produits d’entretiens (savons, détergents…). Ces composés organiques volatiles (COV) sont potentiellement en contact fréquemment avec les salariés : feutres, cartouches d’encre…
  • Pollution issue de gaz nocifs due par exemple au monoxyde de carbone rejeté par les automobiles si le bureau se trouve près d’une route fréquentée ou au-dessus d’un parking automobile souterrain. D’autres gaz toxiques peuvent polluer l’atmosphère des lieux de travail comme les gaz issus de matériel informatique comme les scanners, les imprimantes….

Des mesures de prévention pour un éco-comportement

La ventilation et l’assainissement des locaux préviennent et limitent les impacts de ce type de pollution.
Ces mesures préventives et curatives peuvent être mises en place dans votre entreprise. Elles s’intègrent notamment dans le cadre d’une politique de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). Des actions de communication pour sensibiliser les salariés à ce type de pollutions sont complémentaires. Elles permettront aux salariés d’être attentifs et d’adopter des comportements adaptés aux solutions que vous mettez en place (ne pas utiliser de produits toxiques,  respecter les consignes relatives à l’aération).
La ventilation (ventilation mécanique ou aération) permet de contrôler et d’évacuer la pollution au sein des locaux. Elle permet ainsi de :

- réduire les concentrations de polluants en renouvelant l’air
- contrôler le taux d’humidité pour le maintenir idéalement entre 40 et 70% en ayant un air plus sec
- éviter les variations de température (température idéale entre 16 et 22°C)

A savoir : selon le Code du travail (2), dans le cadre d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) dans des locaux à pollution non spécifique (locaux où les activités sont des activités de services), le débit d’air neuf à introduire est de 25 m3 par heure et par personne.

L’assainissement des locaux oriente l’action à la source de la pollution. Il permet ainsi de :

- diminuer l’exposition aux produits nocifs en utilisant des produits d’entretien contenant moins de composés organiques nocifs, des peintures certifiées contenant moins de solvants
- diminuer le dégagement de gaz nocifs comme le monoxyde de carbone en vérifiant le fonctionnement des appareils de chauffage ou de climatisation;

L’efficacité de ces mesures dépend du niveau d’engagement de l’entreprise qui les met en place. Nous vous accompagnons dans la définition et la mise en place de ces actions.

___________________________________________________________________________________________________

(1) Les études de l’OQAI (Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur), http://www.air-interieur.org/oqai.aspx
(2) article R 4222-5 du Code du travail sur les normes de ventilation, http://www.sitesecurite.com/CdT/R4222_04a09.htm)

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Un commentaire »

  1. Bonjour,
    pour lutter contre la pollution de l’air intérieur, j’ai découvert sur le site “plantes-depolluantes.com” la faculté de certaines plantes à purifier l’air. A voir..

    Le 07 décembre 2009

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