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	<title>Colombus Consulting &#187; Décryptages</title>
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	<description>Le monde n'a pas fini de changer</description>
	<pubDate>Mon, 06 May 2013 16:12:09 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
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		<title>Colombus partenaire du congrès HIT Paris 2012</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Apr 2012 14:21:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Accompagner les réformes de la santé]]></category>

		<category><![CDATA[Conduite du changement]]></category>

		<category><![CDATA[Santé]]></category>

		<category><![CDATA[Systèmes d'information]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous serons partenaires du 6e congrès des systèmes d’information en santé, HIT Paris 2012 qui aura lieu du 22 au 25 mai 2012 à VIParis, Porte de Versailles, Pavillon 1. A cette occasion, nous interviendrons sur la conférence &#8220;Conduite du changement : où est le problème ? &#8220;
Pour en savoir plus&#8230;
Le site du congrès : www.health-it.fr
Contactez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;">Nous serons partenaires du 6e congrès des systèmes d’information en santé, <strong>HIT Paris 2012</strong> qui aura lieu du <strong>22 au 25 mai 2012 à VIParis</strong>, Porte de Versailles, Pavillon 1. A cette occasion, nous interviendrons sur la conférence &#8220;<strong>Conduite du changement : où est le problème ?</strong> &#8220;<span id="more-3323"></span></span></p>
<h3><span style="color: #00495d;">Pour en savoir plus&#8230;</span></h3>
<p>Le site du congrès : <a href="http://www.health-it.fr">www.health-it.fr</a><br />
Contactez Christophe Lacambre, directeur associé, en charge du secteur santé et établissements publics, <a href="mailto:sante@colombus-consulting.com">contact@colombus-consulting.com</a></p>
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		</item>
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		<title>Institutions de prévoyance : big is beautiful !</title>
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		<pubDate>Tue, 31 May 2011 13:35:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Nos dernières Tribunes]]></category>

		<category><![CDATA[Performance dans la banque et l'assurance]]></category>

		<category><![CDATA[Assurance]]></category>

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		<description><![CDATA[Par David Machulka, consultant, Colombus Consulting
Les IP voient leurs activités évoluer et vont devoir, plus que jamais, faire face aux assureurs et aux mutualistes. Pour exister sur le marché et se développer, elles doivent se regrouper. Mais jusqu&#8217;où ? 
En janvier 2011 naissait officiellement le groupe Humanis, issu de la fusion entre Aprionis et Vauban [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Par David Machulka, consultant, Colombus Consulting</em></strong></p>
<p><span style="color: #00495d;"><strong><span style="color: #00495d;">Les IP voient leurs activités évoluer et vont devoir, plus que jamais, faire face aux assureurs et aux mutualistes. Pour exister sur le marché et se développer, elles doivent se regrouper. Mais jusqu&#8217;où ?</span></strong><strong> </strong></span><span id="more-4079"></span></p>
<p>En janvier 2011 naissait officiellement le groupe Humanis, issu de la fusion entre Aprionis et Vauban Humanis. Un groupe qui compte 427 000 entreprises clientes, et 8,5 millions d&#8217;allocataires.<br />
Alors même que cette fusion s&#8217;achève, l&#8217;annonce récente de Humanis et Novalis Taitbout de leur intention de se rapprocher à échéance début 2012 confirme de manière spectaculaire une tendance de fond amorcée depuis plusieurs années déjà : la course à la taille à laquelle se livrent toutes les institutions de prévoyance (IP).<br />
Ce dernier rapprochement hisserait en effet le futur groupement ( 6 700 salariés) à la 1ère place en retraite<br />
par répartition Agirc-Arrco (11,5 M€ de cotisations, 22,7 % du total), devant Malakoff Médéric (8,9 Md€).<br />
Et en ferait également un acteur important en prévoyance collective, épargne salariale et gestion d&#8217;actifs, puisqu&#8217;il attendrait la 3e place des activités concurrentielles santé, prévoyance et retraite.<br />
Cette actualité nous rappelle qu&#8217;en moins d&#8217;une décennie, nombre des IP est passé de près de 80 à moins de 20&#8230;<br />
Rapprochements, fusions, retraite par répartition, activités concurrentielles&#8230;<br />
Des mots clés qui reviennent en boucle depuis quelques années dans le monde des institutions de prévoyance. La liste des rapprochements récents est longue : Vauban et Humanis en 2005, fusion Réunica-Bayard en 2006, Malakoff et Médéric en 2008, Novalis/ Taitbout et Apri/ Ionis début janvier 2009, rapprochement de Réunica et Arpege début 2010, ou de Mornayet D &amp; O en octobre&#8230;<br />
Et le mouvement ne semble pas devoir s&#8217;arrêter : en effet, on estime que, d&#8217;ici cinq ans, ne devraient subsister en tout et pour tout sur le marché qu&#8217;une dizaine de groupes tout au plus&#8230;</p>
<h3><span style="color: #620038;">Changements structurels</span></h3>
<p><strong>P</strong>ourquoi de tels mouvements de concentration ? Et pourquoi ces fusions s&#8217;accélèrent-elles dans la période récente ? Cette dynamique s&#8217;explique. Elle répond en particulier à deux nécessités : la recherche de la taille critique et l&#8217;ouverture à de nouveaux marchés. Pour les institutions de prévoyance, cette dynamique s&#8217;inscrit en outre dans un contexte historique particulier - la création de &#8220;l&#8217;usine retraite &#8221; - et revêt des formes variées.<br />
Le socle historique des IP est menacé. En effet, avec la reprise programmée de la gestion de la retraite complémentaireparla Caisse nationale d&#8217;assurance vieillesse (Cnav), lorsque les groupes paritaires auront fini de bâtir l&#8217;&#8221;usine retraite&#8221;, la pérennité de ces derniers dépendra alors de leurs seules activités concurrentielles. Aujourd&#8217;hui, pour eux, l&#8217;enjeu est donc de se rénover et degrandir, afin de faire face aux assureurs et aux mutualistes.<br />
<a href="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2011/05/article-ip_image1.jpg"><img class="size-medium wp-image-4092 alignright" title="article-ip_image1" src="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2011/05/article-ip_image1-600x374.jpg" alt="" width="236" height="215" /></a>Les GPS (groupes de protection sociale) qui participent au mouvement actuel de concentration visent donc, au-delà dela gestion des régimes complémentaires obligatoires, à prendre plus de poids sur le marché des assurances de personnes, particulièrement en assurance santé et prévoyance, tant individuelle que collective, et en épargne retraite. C&#8217;est bien le sens des rapprochements annoncés récemment (Humanis/ Novalis Taitbout).<br />
Les IP entendent ainsi proposer une offre complète et intégrée, y compris jusqu&#8217;à la gestion d&#8217;actifs. Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff-Médéric, défend ainsi l&#8217;idée d&#8217;une « convergence » entre les différents produits (santé, prévoyance, dépendance et services à la personne, épargne et retraite). Les IP sont par conséquent de plus en plus en concurrence avec les mutuelles santé et les assureurs de personnes.</p>
<h3><span style="color: #620038;">Partenariats ciblés et taille critique</span></h3>
<p>Se rapprocher permet aux GPS de faire face aux changements profonds qui affectent leur périmètre &#8221; historique &#8221; de la gestion de la retraite complémentaire, mais aussi d&#8217; être mieux armés sur un secteur de plus en plus concurrentiel . L&#8217;objectifest donc d&#8217;atteindre la taille critique.<br />
Ces rapprochements permettent notamment de mutualiser les investissements, de réaliser des économies d&#8217;échelle, de peser dans les négociations avec les prestataires et les partenaires extérieurs, d&#8217;accroître leur force de frappe commerciale&#8230; Bref d&#8217; exister surle marché, voire de se développer sur de nouveaux terrains.<br />
Cependant, pour les activités concurrentielles, les alliances ne se font plus seulement entre groupes paritaires.<br />
Les IP multiplient aussi les partenariats avec des assureurs et, pour des raisons culturelles, surtout des mutuelles (Sgam AG2R La Mondiale par exemple).</p>
<h3><span style="color: #620038;">Vers la constitutions d&#8217;un oligopole</span></h3>
<p><a href="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2011/05/article-ip_image2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-4101" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="article-ip_image2" src="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2011/05/article-ip_image2.jpg" alt="" width="155" height="155" /></a>Combien d&#8217;IP subsistera-t-il dans cinq ou dix ans ? Dans le contexte actuel, nul doute que cette vague de concentration est appelée à se poursuivre, voire à s&#8217;intensifier.<br />
De la même façon qu&#8217;il y a aujourd&#8217;hui en France une dizaine de groupes bancaires, les GPS ne devraient pas dépasser ce chiffre d&#8217;ici à quelques années, dont cinq ou six de grande taille.<br />
Devenus bien plus gros et avec des objectifs ambitieux sur le secteur concurrentiel, les groupes paritaires sont aussi senti dans la période récente le besoin de se faire connaître du grand public. La publicité ( voir par exemple les campagnes publicitaires récentes des groupes Malakoff Médéric et Allianz), dans laquelle les IP investissent des sommes élevées, ou le sponsoring sportif, sont ainsi devenus des moyens de reconnaissance et des vecteurs d&#8217; image.<br />
<a href="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2011/05/article-ip_image2.jpg"></a>On peut penser toutefois que le « big is beautiful » ne sera pas la seule clé du succès. Cette course à la taille est certe snécessaire, mais les mieux placés pour survivre seront sans doute ceux qui porteront l&#8217;essentiel de leurs risques sans liens de dépendance trop étroits avec des sociétés d&#8217;assurance ou des banques, et dont l&#8217;activité sera équilibrée entre la retraitecomplémentaire et l&#8217;environnement concurrentiel. C&#8217;est-à-dire ceux qui auront bénéficié d&#8217; une croissance équilibrée. D&#8217;autant que ces regroupements, bénéfiques lorsqu&#8217;ils se déroulent sans heurts, ne sont pour autant pas faciles à mener.</p>
<h3><span style="color: #620038;">Garder son identité</span></h3>
<p>L&#8217;un des premiers points sur lesquels les partenaires doivent se mettre d&#8217;accord est : un rapprochement, oui, mais jusqu&#8217;où ? Jusqu&#8217;à quel point, par exemple, faut-il garder l&#8217;identité de chaque enseigne ? Quel degré d&#8217;autonomie va conserver chaque partenaire ? Autant de questions essentielles et difficiles à résoudre.<br />
Enfin, dans la mesure où les différents types des tructures qui portent des activités d&#8217;assurances de personnes ont vocation à s&#8217;uniformiser au fil des rapprochements successifs (naturellement et parce qu&#8217;elles sont toutes régies par un même corps de règles prudentielles), les IP sont devenues des assureurs de personnes, en individuel comme en collectif, ainsi que des gestionnaires d&#8217;actifs&#8230;<br />
Tout en sachant conserver jusqu&#8217;ici leur caractère paritaire. Jusqu&#8217; à quand ?</p>
<p><strong><em>Paru dans La Tribune de l&#8217;assurance, juin 2011</em></strong></p>
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		<title>Produire local, consommer local, une nouvelle devise pour le secteur électrique ?</title>
		<link>http://www.colombus-consulting.com/cms/?p=3982</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Feb 2011 14:16:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Les enjeux du secteur de l'énergie-environnement]]></category>

		<category><![CDATA[Energie]]></category>

		<category><![CDATA[Réseaux intelligents]]></category>

		<category><![CDATA[SmartGrids]]></category>

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		<description><![CDATA[Après les bases militaires américaines, c’est au tour des campus universitaires, des hôpitaux et de certaines entreprises de se mettre au microgrid ! L’idée est simple : utiliser les concepts et solutions des Réseaux Intelligents pour constituer des systèmes électriques complets à ces échelles.
L’objectif : gagner en souplesse et capacité d’adaptation en passant du système [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;">Après les bases militaires américaines, c’est au tour des campus universitaires, des hôpitaux et de certaines entreprises de se mettre au microgrid ! L’idée est simple : utiliser les concepts et solutions des Réseaux Intelligents pour constituer des systèmes électriques complets à ces échelles.<span id="more-3982"></span></span><br />
L’objectif : gagner en souplesse et capacité d’adaptation en passant du système électrique centralisé – dans lequel on « pousse » les électrons depuis quelques grosses centrales de production vers les lieux de consommations au travers de réseaux de distribution électriques arborescents à un modèle plus « fédéral » s’appuyant sur des topologies de distribution plus maillées et modulaires. Dans ce modèle les microgrids apportent l’aspect modulaire.</p>
<p>Un microgrid est un micro-réseau interconnecté au réseau électrique global mais conçu pour opérer en autonome si nécessaire, en gérant « intelligemment » ses propres charges et capacités de production pour assurer le « bon » niveau de service. Son caractère localisé lui permet de répondre efficacement et précisément aux besoins énergétiques et d’assurer des niveaux adéquats de qualité, de sécurité, de fiabilité et de disponibilité. Il est capable d’être déconnecté du réseau global pendant plusieurs heures sans dégradation de service. Incidemment, la proximité entre les sources de production et de consommation permet de réduire les pertes d’énergie liées au transport.</p>
<p>Un système de pilotage régule au niveau du micro-réseau les échanges entre ses différents composants (source de production, stockage, points de consommation) et permet une meilleure intégration des énergies renouvelables intermittentes en ajustant en temps réel offre et demande d’électricité sur le micro-réseau. Le système de pilotage assure également le fonctionnement coordonné du micro-réseau avec le système électrique global auquel il est raccordé.</p>
<p>Parce qu’il s’agit d’un projet local, les acteurs locaux sont plus enclins à participer activement. Le microgrid devient source d’innovation et voit la création de nouveaux partenariats autour de programmes d’effacement ou de la mise en place d’incitations visant à maîtriser la demande d’électricité.</p>
<p>De nombreux projets sont en cours ; on dénombre aujourd’hui plus de 100 microgrids dans le monde. Parmi ceux-ci, il convient de citer l’initiative « Perfect Power » sur le campus de l’Illinois Institute of Technology qui, outre l’apport d’un réseau électrique plus fiable et plus sécurisé, permet de réduire de 50 % les pointes et de 20 % la consommation moyenne d’électricité. L’Europe n’est pas en reste avec les projets Premio et More Microgrids qui expérimentent des déploiements au niveau d’une collectivité locale, d’un quartier résidentiel, ou encore d’une exploitation agricole.<br />
Pensés à l’origine pour les zones isolées où il est difficile d’acheminer l’électricité, les microgrids ont dépassé leur cadre initial. Réels démonstrateurs de ce que pourraient être de plus grands déploiements de smart grids, ils intéressent particulièrement les acteurs du secteur électrique. Les industriels, hôpitaux et autres gros consommateurs d’électricité sont, quant à eux, intéressés par la relative simplicité de leur mise en oeuvre et les retours sur investissement affichés. Des intérêts communs qui promettent un bel avenir aux microgrids et leurs réservent une place de choix dans le développement des réseaux intelligents.</p>
<blockquote><p><strong><span style="color: #980036;">&#8220;Parce qu&#8217;il s’agit d’un projet local, les acteurs locaux sont plus enclins à participer activement. Le microgrid […] voit la création de nouveaux partenariats autour de programmes d’effacement ou de la mise en place d’incitations visant à maîtriser la demande d’électricité.&#8221;</span></strong></p></blockquote>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #00495d;"><strong>Par Grégory Jarry, consultant</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><strong><em><span style="color: #00495d;">Article paru dans Environnement &amp; Technique, janvier-février 2011</span></em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les clés pour réussir un projet</title>
		<link>http://www.colombus-consulting.com/cms/?p=3898</link>
		<comments>http://www.colombus-consulting.com/cms/?p=3898#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 09 Dec 2010 18:12:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Accompagner les réformes de la santé]]></category>

		<category><![CDATA[Conduite du changement]]></category>

		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Changer son mode d&#8217;organisation n&#8217;est pas simple pour les établissements de santé. Le cabinet Colombus Consulting intervient pour les épauler dans leur démarche. Christophe Lacambre, directeur associé, dévoile à Hospimedia les clés pour y parvenir.
Hospimedia : &#8220;Votre cabinet de conseil intervient dans trois domaines dont un est dédié au secteur de la santé. De quelle manière [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;">Changer son mode d&#8217;organisation n&#8217;est pas simple pour les établissements de santé. Le cabinet Colombus Consulting intervient pour les épauler dans leur démarche. Christophe Lacambre, directeur associé, dévoile à Hospimedia les clés pour y parvenir.<span id="more-3898"></span></span></p>
<p><strong>Hospimedia</strong> :<strong> &#8220;Votre cabinet de conseil intervient dans trois domaines dont un est dédié au secteur de la santé. De quelle manière intervenez-vous ? Quels sont vos objectifs ?</strong></p>
<p><strong>Christophe Lacambre*</strong> : Colombus consulting est un cabinet de conseil qui a été créé en 1999-2000 et qui s&#8217;est spécialisé dans la définition et la conduite de projets complexes, autrement dit qui impliquent plusieurs acteurs. Cela concerne évidemment le secteur de la santé puisque les établissements de santé sont &#8220;typiques&#8221; de cet environnement complexe. L&#8217;objectif est de faire en sorte que des buts communs émergent et que tous les acteurs convergent vers ces projets de transformation, afin qu&#8217;ils s&#8217;adaptent à de nouvelles réformes ou qu&#8217;ils mettent en place de nouvelles technologies. Il s&#8217;agit là de notre cœur de métier : gérer ces projets transverses et complexes avec en toile de fond des sujets comme l&#8217;organisation. En effet, lorsqu&#8217;un nouveau système est mis en place, il est important par la suite d&#8217;adapter l&#8217;organisation à ces nouveaux processus. Car si, par exemple, un établissement de santé change son Système d&#8217;information (SI) sans changer aussi l&#8217;organisation, il se retrouve avec système plus clair mais avec la même performance. Il y a aussi en toile de fond des problématiques en ressources humaines avec l&#8217;évolution des compétences, car il faut non seulement adapter l&#8217;organisation mais aussi mettre en place les formations qui vont de pair. Puis, arrive la dimension de conduite du changement. Comment explique t-on aux agents concernés qu&#8217;ils ne vont plus travailler comme avant ? Sur ces projets de transformation, dans des environnements multiacteurs, notre credo est d&#8217;apporter de la valeur.</p>
<p><strong>H. : Avec combien d&#8217;établissements de santé travaillez-vous en ce moment ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : À l&#8217;heure actuelle, le cabinet intervient sur une douzaine de projets qui concernent des établissements de santé à la fois publics et privés. On les aide sur les sujets relatifs aux coopérations public-privé notamment, qui est une évolution importante du nouveau système de santé.</p>
<p><strong>H. : Sur ce sujet des coopérations, intervenez-vous également en ce qui concerne les Communautés hospitalières de territoire (CHT) ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Nous travaillons effectivement sur des sujets de mutualisation. Ce sont d&#8217;ailleurs des problématiques encore plus complexes car plus il y a d&#8217;acteurs plus c&#8217;est compliqué. Dans ce domaine, nous intervenons dans la définition de nouvelles organisations mais aussi dans celle de projets mutualisés, notamment sur les SI ou les achats groupés. À titre d&#8217;exemple, Colombus Consulting est intervenu sur le projet musique des Centres de lutte contre le cancer (CLCC) qui visait à mutualiser des solutions autour du dossier patient.</p>
<p><strong>H. : Du point de vue des établissements de santé, de quelle manière est appréhendée la mise en place de ces projets ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Généralement ce sont des sujets pour lesquels la conduite du changement est plus forte. Souvent, la complexité de ce genre de projet est sous-estimée. L&#8217;enjeu, avec une idée stratégique qui vient à l&#8217;origine de la direction générale de l&#8217;établissement ou de l&#8217;Agence régionale de santé (ARS), est de la faire de la vision à la réalité et de vérifier qu&#8217;elle reste continuellement en phase avec l&#8217;objectif initial.</p>
<p><strong>H. : Quels sont les sujets sur lesquels les établissements de santé vous sollicitent ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Nous le sommes sur les projets de mutualisation des SI, de facturation hospitalière, de gestion financière, sur des missions d&#8217;organisation (processus, équipes&#8230;), les achats hospitaliers, la dématérialisation des achats ou encore la cartographie des achats.</p>
<p><strong>H. : Proposez-vous un suivi de ces projets ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Nous proposons systématiquement un retour. Nous mettons en place des indicateurs pour mesurer les progrès et l&#8217;équipe revient un an plus tard constater ce qui a été mis en place ou non. Pour que la conduite du changement s&#8217;opère, l&#8217;écueil à éviter est de ne pas trop en mettre. Mieux vaut se concentrer sur les actions qui auront le plus d&#8217;effet. Car si nous donnons un plan d&#8217;actions avec 15 projets, par exemple, l&#8217;établissement de santé n&#8217;aura peut être pas les moyens de tous les mettre en place. Il convient donc de définir les projets qui généreront le plus de valeur et de concentrer les énergies sur ceux-là. Cela ne veut pas pour autant dire que les autres projets ne sont pas importants mais qu&#8217;il faut peut-être les faire autrement ou plus tard. L&#8217;obtention rapide d&#8217;effets positifs facilite la conduite du changement.</p>
<p><strong>H. : Vous avez indiqué intervenir sur le sujet de la facturation, à quel niveau ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Sur la facturation, nous intervenons sur le fait que pour facturer il faut des données. Maintenant, il existe un lien fort entre la facturation et l&#8217;amont, c&#8217;est-à-dire la production de soins. Avec la Tarification à l&#8217;activité (T2A) et la facturation au fil de l&#8217;eau, qui interviendra dans les prochaines années, on assiste à une révolution complète des modes de fonctionnement. Nous conseillons donc les établissements de santé dans leur choix d&#8217;outils de facturation et dans leur organisation car c&#8217;est intimement lié. À l&#8217;avenir, avec la facturation, les rôles du Directeur des affaires financières (DAF) et du Directeur de l&#8217;information médicale (DIM) vont être complètement revus.</p>
<p><strong>H. : Quels sont les conseils que vous donnez qui reviennent le plus souvent ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Nous nous adaptons à chaque contexte, nous faisons du sur-mesure. Mais nous constatons que nous sommes amenés à faire régulièrement les mêmes recommandations. Par exemple, pour réussir un projet, il faut que la direction de l&#8217;établissement soit impliquée au plus haut niveau, qu&#8217;elle se positionne comme sponsor du projet car c&#8217;est une clé de réussite. En effet, le directeur définit les objectifs à l&#8217;origine du projet, s&#8217;assure qu&#8217;il tient le cap, fait les arbitrages, alloue les moyens ou encore motive ses troupes. Il est capital d&#8217;avoir toujours un porteur fort. Souvent, si on compare les projets immobiliers et SI, le directeur d&#8217;établissement a plus souvent tendance à s&#8217;impliquer dans les projets immobiliers. Pourtant, un SI est un outil innovant qui peut être un élément de différenciation. Pourquoi, en terme de stratégie, ne pas s&#8217;appuyer d&#8217;avantage sur l&#8217;apport des SI ou sur les SI comme élément d&#8217;attractivité ? Aux États-Unis, le SI est un élément majeur d&#8217;attractivité.</p>
<p><strong>H. : Pourquoi en France cela est-il plus délicat ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Je crois qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une prise de conscience. Il faut prendre conscience que l&#8217;e-santé représente un contributeur clé à l&#8217;atteinte d&#8217;objectifs stratégiques d&#8217;un établissement, comme le développement de l&#8217;activité et de l&#8217;attractivité. Par exemple, les Picture archiving and communication systems (PACS) sont des outils qui apportent énormément en interne aux professionnels de santé. Ce sont en plus des projets qui ont un retour sur investissement court : les prix des industriels sont en train de baisser, ils sont relativement moins difficile à mettre en œuvre que le dossier médical et peuvent être des facteurs de différenciation.</p>
<p><strong>H. : Y a-t-il d&#8217;autre recommandations qui reviennent ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Une deuxième est que la réussite d&#8217;un projet dépend de l&#8217;implication des professionnels de santé comme les médecins, les infirmiers, les pharmaciens hospitaliers&#8230; Souvent, dans le secteur de la santé, on rencontre des passionnés, qui vont faire de leur service des services pilotes. Mais ensuite, il faut démultiplier le projet dans les autres services. La question clé est : comment faire en sorte qu&#8217;un médecin qui est surchargé de travail, qui a des obligations, puisse dégager du temps pour le projet ?</p>
<p><strong>H. : Travaillez-vous également avec les syndicats ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Nous sommes habitués à travailler dans un contexte où les syndicats ont un rôle important à jouer. Ce qu&#8217;il faut, c&#8217;est les impliquer, communiquer tôt et expliquer. Mais on retrouve ici les clés de la conduite du changement : informer en amont, toujours communiquer, donner de la visibilité et ne pas également cacher la difficulté du projet.</p>
<p><strong>H. : Quels autres conseils donneriez-vous aux établissements de santé pour que la mise en place de leurs projets réussisse ? </strong></p>
<p><strong>C.L.</strong> : Dans les établissements de santé, c&#8217;est principalement sur la première phase du projet, comme la définition des objectifs, la rédaction du cahier des charges ou le choix de la solution, que le plus d&#8217;énergie est déployée alors que le plus compliqué reste à venir. Il faut alors aller sur le terrain, ce que font les équipes de Colombus Consulting, pour expliquer, coacher, montrer pourquoi le projet doit être fait, quels en sont les bénéfices. Le but est de faire en sorte que l&#8217;outil soit utilisé. Sur le terrain, vous pouvez mesurer les contraintes des métiers et prendre conscience de leur problématique&#8221;.</p>
<p><strong><em>Propos recueillis par Géraldine Tribault, Hospimédia</em></strong></p>
<p><strong><em><span style="color: #00495d;">Publié sur le site </span><a href="http://www.hospimedia.fr"><span style="color: #00495d;">www.hospimedia.fr</span></a><span style="color: #00495d;"> , le 7 décembre 2010<br />
</span></em></strong></p>
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		<title>Les réseaux intelligents : le smartphone des réseaux électriques</title>
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		<pubDate>Tue, 16 Nov 2010 18:09:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[&#8220;Rien n’a changé depuis Edison, tout a changé depuis Bell ». La comparaison entre les réseaux électriques et les réseaux télécoms peut paraître singulière.
Néanmoins, la convergence des deux mondes offre de nouvelles perspectives aux gestionnaires de réseaux électriques mais aussi à tous les acteurs du marché de l’électricité.
De nouveaux défis qui nécessitent des investissements
Augmentation de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><span style="color: #00495d;">&#8220;Rien n’a changé depuis Edison, tout a changé depuis Bell ». La comparaison entre les réseaux électriques et les réseaux télécoms peut paraître singulière.<br />
Néanmoins, la convergence des deux mondes offre de nouvelles perspectives aux gestionnaires de réseaux électriques mais aussi à tous les acteurs du marché de l’électricité.<span id="more-3814"></span></span></p>
<h3><a href="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2010/11/fotolia_14112453_m.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3819" title="Subway tree" src="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2010/11/fotolia_14112453_m.jpg" alt="" width="189" height="275" /></a>De nouveaux défis qui nécessitent des investissements</h3>
<p><a href="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2010/11/arbre_fotolia_14112453_m.jpg"></a>Augmentation de la demande en électricité, développement des énergies renouvelables, diffuses et intermittentes, arrivée des véhicules électriques, autant de défis que le secteur de l’électricité doit aujourd’hui relever. Ces nouveaux usages impactent fortement les réseaux électriques. L’appel de puissance dû à des demandes massives de charge rapide des véhicules électriques à la pointe de 19h nécessiterait à lui seul de doubler le réseau électrique actuel. Ces mutations ajoutées à la demande pressente de restaurer la qualité de fourniture créent un besoin d’investissement en infrastructure énorme. Les réseaux intelligents apparaissent comme un investissement indispensable pour réduire la facture globale à long terme. Pour autant, il ne faut pas arrêter tout investissement sur le réseau physique au profit du système informatique et télécom nécessaire aux smart grids. C’est du dosage judicieux de l’un et de l’autre que dépendra l’optimisation des efforts nécessaires pour disposer d’un système électrique à la hauteur des défis et des attentes.</p>
<hr />
<h3>Une démarche de transformation progressive</h3>
<p>La modernisation du système électrique doit s’effectuer progressivement par avancées successives à partir des réseaux existants et au rythme des priorités. Aujourd’hui, les choix européens et français ont amené à se concentrer sur le compteur communicant, brique essentielle des réseaux intelligents. Si le compteur communicant améliore la qualité du service fourni au client avec un traitement plus rapide et à distance des demandes et une facturation basée sur la consommation réelle, il offre également une meilleure visibilité des incidents sur le réseau et des signaux tarifaires permettant de lisser la courbe de charge et de créer des capacités d’effacement.<br />
L’actualité récente montre la nécessité d’expliquer et de concerter avec toutes les parties prenantes : consommateurs professionnels et résidentiels, concédants, régulateur, fournisseurs, gestionnaires de réseaux, etc. pour obtenir l’adhésion et l’implication de tous et faciliter le développement des smart grids.</p>
<h3>Un effort structuré pour une filière industrielle forte</h3>
<p>Le nombre et la diversité des parties prenantes ainsi que les échelles de temps à considérer font de l’interopérabilité un défi en soi. Quand chaque segment de la chaine électrique (production, transport, distribution, véhicule électrique …) poursuit sa transformation, la structuration de ces efforts est fondamentale pour s’assurer de la capacité des différents systèmes connectés à communiquer. Pour cela, il faut s’inspirer de la dynamique américaine et mettre en place une filière industrielle forte. Une longue expérience du contrôle de la demande, avec notamment les tarifications heures pleines/heures creuses et EJP, des compétences pointues dans les différents domaines et des réseaux en relativement bon état sont les atouts qui permettront à la France et à l’Europe de prendre à son profit la tête de la marche vers les réseaux intelligents.
</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #00495d;">Par Grégory Jarry, consultant</span></p>
<p><strong><em><span style="color: #00495d;">Article publié sur le site du <a href="http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/221131881/les-reseaux-intelligents-le-smartphone-des-reseaux" target="_blank">Cercle des Echos</a>, le 16 novembre 2010</span></em></strong></p>
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		<title>Réseau intelligent : préparer l&#8217;utilisateur à cette révolution</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Oct 2010 16:31:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[La course au réseau intelligent ne se résume pas aux simples aspects technologiques et matériels. Il s&#8217;agit également, sur le plan humain, de préparer le terrain auprès des futurs utilisateurs de ce système en gestation. Car il va de soi que le succès du réseau intelligent reposera essentiellement sur l&#8217;utilisation
qui en sera faite&#8230; Dans ces [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;">La course au réseau intelligent ne se résume pas aux simples aspects technologiques et matériels. Il s&#8217;agit également, sur le plan humain, de préparer le terrain auprès des futurs utilisateurs de ce système en gestation. Car il va de soi que le succès du réseau intelligent reposera essentiellement sur l&#8217;utilisation<br />
qui en sera faite&#8230; Dans ces conditions, que faire ? Quand et par où commencer ? Par qui ? Avec quels moyens ?<span id="more-3859"></span></span></p>
<p><strong><a href="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2010/12/reseau-electrique_image.jpg"></a><a href="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2010/12/reseau-electrique_image.jpg"></a><a href="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2010/12/reseau-electrique_image.jpg"><img class="size-medium wp-image-3884 alignleft" style="margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="reseau-electrique_image" src="http://www.colombus-consulting.com/cms/wp-content/uploads/2010/12/reseau-electrique_image.jpg" alt="" width="230" height="149" /></a>Le compte à rebours de l’utilisation quotidienne d’un réseau électrique rendu intelligent a commencé : d’un point de vue technologique, en France, le réseau intelligent est déjà une réalité.</strong></p>
<p>ERDF expérimente les compteurs communicants en Touraine et dans la région lyonnaise ; la CNIL s’empare du sujet de la protection des données des utilisateurs des futurs réseaux intelligents…</p>
<p>Le déploiement de systèmes de comptages communicants représente une étape structurante de la transformation des réseaux électriques en réseaux « intelligents », même si l’on pourrait dater les prémices des réseaux intelligents des années 1960-70, avec l’utilisation en France de la norme Pulsadis pour piloter des équipements électriques. Comme pour toute étape de rupture, la passion, les interrogations et parfois la polémique sont au rendez-vous. Aussi entend-on depuis peu des critiques concernant la fiabilité d’un prototype ou l&#8217;existence d&#8217;un bogue sur un compteur de nouvelle génération en situation de test. Ces dysfonctionnements sont des manifestations « normales » de cette étape - rappelons-le -expérimentale, essentielle à la mise en place progressive d’un réseau intelligent.</p>
<p>Mais s’il ne fait aucun doute que les bases de l’infrastructure nécessaire au développement d’un réseau intelligent sont lancées sur le plan technologique, le sujet n’est probablement qu’effleuré sur le plan humain et sociétal.</p>
<p><strong>La mutation des réseaux doit aussi être abordée à l’aune de l’humain</strong></p>
<p>Les réseaux intelligents visent à offrir de nouvelles réponses à la gestion de l’équilibre entre offre et demande d’électricité, en apportant entre autres de nouveaux moyens de maîtrise de la consommation. <strong>Le consommateur est donc ipso facto au coeur de la notion de réseaux intelligents</strong> et la marche vers ceux-ci dépendra nécessairement de l’adhésion et l’implication du consommateur. C’est pourquoi les signaux de contestation perçus actuellement doivent être pris au sérieux. On ne peut pas se permettre de laisser courir le risque que le consommateur n’adhère pas au système actuellement en préparation pour ne pas obérer le devenir des réseaux ; bien au contraire, en l’aidant à devenir consomm-acteur de sa consommation d’électricité, on lui permettra de profiter au mieux de son environnement électrique, y compris dans ses nouvelles applications (les voitures électriques, par exemple), au bénéfice de sa<br />
facture d&#8217;électricité… et pour le bien commun !</p>
<p><strong>Comment créer des conditions favorables à l’acceptation par les consommateurs des nouveaux rapports à la consommation d’électricité induits par les réseaux intelligents ?</strong></p>
<p>On n’a probablement pas encore identifié tous les éléments qui permettront d’emporter l’adhésion du consommateur. Mais il paraît évident que les éléments suivants seront structurants : offres commerciales des fournisseurs d’électricité, créativité des équipementiers, communication et information des consommateurs sur les différentes options possibles, incitations à consommer propre et « intelligent », facilitation de l’autoproduction… et, pourquoi pas, un système de rémunération (et non pas de subvention) des surplus d’énergie propre inutilisés, produits par des particuliers. Tout nouveau service économiquement viable est aujourd’hui envisageable.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, il incombe désormais aux différents acteurs du marché de l’électricité de proposer des scenarii pour réinventer notre façon d’envisager la consommation d’électricité.</p>
<p><strong>Fournisseurs, commerciaux, équipementiers, gouvernement, élus, gestionnaires de réseaux, associations… à l’oeuvre !</strong></p>
<p>L’enjeu réside en la capacité du marché à proposer aux consommateurs les solutions et offres répondant à leurs aspirations et préoccupations profondes. Là encore le sujet reste à creuser, mais il est certain que l’une des clés consiste à montrer au consommateur où sont ses gains.<br />
Car ils existent. Plutôt que de polémiquer sur le coût des compteurs communicants pour les particuliers, l’on aurait plutôt intérêt à rendre explicite et compréhensible la palette des possibilités que leur offrent ces compteurs.</p>
<p>Au-delà de l’aspect financier, les nouvelles technologies et les mécanismes de marché associés aux démarches réseaux intelligents doivent être rendues faciles de compréhension et de manipulation. Les expérimentations centrées sur cette problématique, tel le projet Olympic Peninsula piloté par le Pacific Northwest National Laboratory aux Etats-Unis, montrent des résultats prometteurs. Dans ce type d’expérimentation où les économistes imaginent des mécanismes simples et à effets directement perceptibles par le consommateur, où les industriels travaillent sur l’ergonomie des energy box, les particuliers enthousiastes jouent en ligne à « comment mieux maîtriser sa consommation ». Ce sont autant d’actions qui contribuent à préparer le consommateur aux évolutions à venir.</p>
<p>En France, les réseaux intelligents sont encore un sujet de spécialistes sur lequel la plupart des consommateurs demeurent peu, partiellement… ou partialement informés. Leurs craintes sont donc légitimes, qu’elles soient liées à des notions de performance ou de coûts.</p>
<p><strong>Or, le champ ouvert par les réseaux intelligents est vaste et riche. Il pourrait permettre d’établir des relations gagnant-gagnant entre tous les maillons de la chaîne électrique.</strong></p>
<p>Mais pour que cela se produise, les efforts des parties prenantes doivent se concentrer, en grande partie, sur les consommateurs « résidentiels » : étudier minutieusement le comportement des consommateurs pour élaborer les offres les plus finement adéquates et les plus variées possibles ; préparer ces mêmes consommateurs à faire évoluer leurs habitudes de consommation en fonction des nouvelles possibilités qui leurs seront offertes ; etc.</p>
<p>D’une manière générale, le plus gros moteur d’adoption des nouvelles technologies reste l’utilisateur, dont il s’agit de susciter l’intérêt, puis l’adhésion. Les réseaux intelligents, ainsi que toutes les technologies qui en découlent, n’échapperont pas à cette réalité socioéconomique.<br />
Le bénéfice des réseaux intelligents peut être très largement ressenti dans les années à venir, surtout si l’on commence dès maintenant à en préparer le terrain humain, pour recueillir l’implication de toutes les parties prenantes. Un, deux, trois, partons !</p>
<p><strong><span style="color: #00495d;">Par Sandrine Langlade, consultante</span></strong></p>
<p><strong><em><span style="color: #00495d;">Article publié sur le site du <a href="http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/energies-environnement/221131454/reseau-electrique-intelligent-preparer-lutilisateu" target="_blank">Cercle des Echos</a>, le 14 octobre 2010</span></em></strong></p>
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		<title>Maîtrise de l&#8217;énergie : Smart Brother is watching you</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 16:09:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Les enjeux du secteur de l'énergie-environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Ma machine à laver vient de s&#8217;auto-enclencher. Ca me rappelle que je dois brancher la batterie de ma voiture électrique pour la recharger pendant la nuit. D&#8217;ici quelques heures, mon réfrigérateur se mettra à produire de la glace tout seul, pour anticiper le pic de demande d&#8217;électricité prévu pour 12h-15h en cette période de fortes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;">Ma machine à laver vient de s&#8217;auto-enclencher. Ca me rappelle que je dois brancher la batterie de ma voiture électrique pour la recharger pendant la nuit. D&#8217;ici quelques heures, mon réfrigérateur se mettra à produire de la glace tout seul, pour anticiper le pic de demande d&#8217;électricité prévu pour 12h-15h en cette période de fortes chaleurs. Au moment où ce pic sera au plus haut, mon réfrigérateur puisera ainsi directement dans sa réserve de glace. Et bonjour les économies d&#8217;énergie !<span id="more-3632"></span></span></p>
<p>Appliquées à la vie domestique, force est de constater que les technologies numériques utilisées pour rendre les réseaux plus &#8220;intelligents&#8221; amènent forcément une part d&#8217;intrusion dans la vie privée des utilisateurs de ces réseaux. Le développement des smart grids implique en effet la mise en place d&#8217;une infrastructure apte à collecter en temps réel des données journalières détaillées sur la consommation énergétique des utilisateurs, y compris au niveau d&#8217;un appareil spécifique.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Les smart grids représentent-t-ils un danger pour ma vie privée ?</span></h5>
<p>Je rentre chez moi à 19h. Ma télévision s&#8217;allume à 19h02 : une voix mélodieuse me prévient qu&#8217;il me reste 2h13 pour empêcher le déclenchement automatique de ma machine à laver. Ô despotisme moderne !<br />
Il est vrai que la connaissance d&#8217;informations détaillées sur leur consommation en dit long sur les habitudes et comportements des consommateurs. Elle permet de deviner aisément le nombre et l&#8217;heure des douches prises chaque jour dans un foyer, de savoir quand les habitants sont présents ou absents de leur domicile, s&#8217;ils ont fait ou non de longs trajets en voiture, quelle est la marque de leur réfrigérateur&#8230; Il semble donc légitime de craindre que l&#8217;utilisation de ces données ne soit détournée à d&#8217;autres fins, notamment commerciales. D&#8217;autant que ces données de consommation pourront être croisées avec les données personnelles et commerciales dont disposent déjà les géants de l&#8217;Internet.</p>
<p>En filigrane de ces menaces d&#8217;intrusion dans la vie privée des consommateurs, les craintes portent aussi sur la cybercriminalité. L&#8217;accès aux données personnelles des consommateurs introduirait par exemple la possibilité de pirater ou modifier les données récoltées, voire d&#8217;enclencher ou de stopper à distance certains appareils électriques. Plus grave encore, la capacité à piloter tous types d&#8217;outils électroniques ouvrirait des possibilités de cyber-terrorisme, par exemple dans le but de paralyser les infrastructures vitales d&#8217;un pays.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Pour autant, y-a-il réellement matière à s&#8217;inquiéter ? </span></h5>
<p>Le risque sécuritaire étant très tôt pointé du doigt, la sécurité des infrastructures des réseaux intelligents peut être pensée et conçue en même temps que leur construction : définition de standards, normes de sécurité, protection des installations&#8230; La notion de sécurité constitue aujourd&#8217;hui, avec celle d&#8217;interopérabilité, l&#8217;un des piliers des smart grids.<br />
Mais s&#8217;il est certain que des mécanismes de protection de la vie privée seront mis en place dès le départ, il est également prévisible que plusieurs d&#8217;entre eux seront déviés, voire violés, jusqu&#8217;à ce que soient élaborés de nouveaux mécanismes. Il en va déjà ainsi pour d&#8217;autres univers de réseaux, comme Internet.</p>
<p>Rappelons-nous la naissance d&#8217;Internet : les craintes et incertitudes n&#8217;étaient-elles pas peu ou prou semblables ? A l&#8217;instar d&#8217;Internet, les smart grids feront probablement naître de nouveaux usages et habitudes de consommation. En bousculant ainsi le paysage électrique, ils offrent des perspectives aussi formidables que terrifiantes pour le consommateur, maillon le plus vulnérable – mais néanmoins indispensable – de la chaîne de valeur électrique. Si l&#8217;on désire tirer des smart grids tous les bénéfices que l&#8217;on subodore, l&#8217;effort doit donc se concentrer sur le maintien de l&#8217;équilibre de la relation entre consommateurs et exploitants de données. Garantir la sécurité du consommateur apparaît ainsi comme une condition sine qua non de la réussite du modèle Smart Grids. Le succès croissant du commerce en ligne nous donne toutes les raisons d&#8217;être optimistes&#8230;</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #00495d;">Par Sandrine Langlade, consultante</span></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em><strong><span style="color: #00495d;">Article paru dans </span></strong></em><a href="http://www.gazelec2010.com/newsletter/juillet2010-colombus1.htm" target="_blank"><em><strong><span style="color: #00495d;">la newsletter du site de Gazelec2010</span></strong></em></a></p>
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		<title>SmartGrid@Home</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 09:18:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Les enjeux du secteur de l'énergie-environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[« 700€ d’électricité pour l’année, c’est 300€ de moins qu’il y a 10 ans ! » &#8230; Nous sommes en 2020, Monsieur Toutlemonde vient de recevoir sa facture d’électricité. L’arrivée des smart grids à la maison a profondément modifié son rapport à l’électricité et son comportement au quotidien. Il connaît maintenant en temps réel sa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;"><span>« 700€ d’électricité pour l’année, c’est 300€ de moins qu’il y a 10 ans ! » &#8230; </span>Nous sommes en 2020, Monsieur Toutlemonde vient de recevoir sa facture d’électricité. L’arrivée des smart grids à la maison a profondément modifié son rapport à l’électricité et son comportement au quotidien.<span id="more-3683"></span></span> Il connaît maintenant en temps réel sa consommation globale d’électricité ainsi que celle de chacun de ses appareils électriques. Quand il ne pilote pas lui-même ses équipements depuis sa tablette tactile, il fait confiance à Léa, sa conseillère virtuelle, pour allumer et éteindre ses appareils et souscrire aux offres commerciales les plus adaptées à son style de vie (effacement aux heures de pointe, revente de l’électricité restante sur la batterie de sa voiture électrique …).</p>
<h5><span style="color: #00495d;">« Adieu les pannes interminables, bonjour les interventions à distance et en temps réel »</span></h5>
<p>Réduction de la facture énergétique rime avec qualité de service améliorée. L’époque où l’on demandait à Monsieur Toutlemonde de se rendre disponible pour les deux relevés annuels du compteur est bel et bien révolue : toutes les opérations courantes s’effectuent désormais à distance. Les pannes de réseau sont immédiatement détectées par l’exploitant et quand le réseau électrique ne s’auto-cicatrise pas, la connaissance précise de l’origine de la panne garantit son rétablissement en un temps record.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Fiction ou réalité ? Quels seront les équipements de Monsieur Toutlemonde dans 10 ans ? </span></h5>
<p>A l’heure où les premiers compteurs communicants sont installés à titre expérimental en France, on peut légitimement se demander à quoi ressemblera la chaîne électrique dans dix ans. Si le respect de la directive européenne visant un équipement de 80% des foyers en compteurs communicants en 2020 est attendu, rien ne permet aujourd’hui de présager que la maison sera « 100 % smart » dans dix ans. En plus du compteur électrique, la maison de Monsieur Toutlemonde devra accueillir de nouveaux équipements capables de dialoguer avec le réseau électrique. De nombreuses expérimentations sont menées par les géants de l’électricité, de l’électroménager et de l’automobile et de nouveaux appareils voient actuellement le jour : prises électriques et électroménagers dits intelligents, véhicules électriques, nouvelles générations de batteries …</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Eduquer et impliquer les consommateurs dans les smart grids : une priorité</span></h5>
<p>Aujourd’hui, Monsieur Toutlemonde n’a pas entendu parler des smarts grids et n’est pas prêt à investir dans de nouveaux appareils. D’ailleurs, il ne comprend pas pourquoi il devrait prêter attention à tout cela. Et pourtant le réseau ne sera réellement intelligent que si le consommateur est impliqué. Il apparaît donc urgent de le sensibiliser à ces nouvelles problématiques, de lui faire comprendre son intérêt propre et enfin de lui donner une place centrale dans le nouvel écosystème énergétique. Ce changement de comportement ne se fera qu’à condition d’un accompagnement fort du consommateur par les pouvoirs publics et les industriels. Les mesures récentes visant l’équipement automobile (bonus, prime à la casse …) ont démontré que des leviers efficaces existent pour atteindre la transformation attendue.</p>
<p>Tous les ingrédients semblent réunis pour que les smarts grids contribuent à la réduction de la facture énergétique globale. Que ce soit directement sur sa facture, par un système de bonus/malus ou en évitant le recours à des énergies coûteuses (quid du prix du pétrole dans dix ans ?), il y a de quoi donner envie à Monsieur Toutlemonde, de contribuer, de lui-même, à leur développement.</p>
<p style="text-align: right;"><strong><span style="color: #00495d;">Par Grégory Jarry, consultant</span></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em><span style="color: #00495d;"><strong>Article paru dans </strong></span></em><a href="http://www.gazelec2010.com/newsletter/juillet2010-colombus2.htm " target="_blank"><em><span style="color: #00495d;"><strong>la Newsletter du site de Gazelec2010</strong></span></em></a></p>
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		<item>
		<title>Diffus, distribué et équilibre électrique</title>
		<link>http://www.colombus-consulting.com/cms/?p=3670</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Jun 2010 08:53:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Les enjeux du secteur de l'énergie-environnement]]></category>

		<category><![CDATA[Conseil en organisation]]></category>

		<category><![CDATA[Réseaux intelligents]]></category>

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		<description><![CDATA[La maîtrise des pointes de consommations électriques est un sujet aux enjeux multiples. S’il intéresse en premier lieu les infrastructures de production comme d’acheminement de l’électricité, ce sont au-delà des sujets tels que l’émission des gaz à effets de serre qui sont en jeu. Consacré à ce sujet, le rapport Poignant-Sido récemment diffusé identifie la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;">La maîtrise des pointes de consommations électriques est un sujet aux enjeux multiples. S’il intéresse en premier lieu les infrastructures de production comme d’acheminement de l’électricité, ce sont au-delà des sujets tels que l’émission des gaz à effets de serre qui sont en jeu. Consacré à ce sujet, le rapport Poignant-Sido récemment diffusé identifie la mise en œuvre l’effacement « diffus » comme un des axes de réponse. <span id="more-3670"></span></span></p>
<p>Il s’agit d’aller au-delà des mécanismes de marché existants en matière d’adaptation de la demande d’électricité, plutôt adaptés à des gros sites de consommation, pour accéder au potentiel d’effacement disponible dans tous les autres sites, y compris auprès des particuliers.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">Le concept du « Pay-for-Performance » fait du chemin au pays de l’Oncle Sam…</span></h5>
<p>Capitalisme et écologie peuvent faire bon ménage aux Etats Unis ! C’est en tout cas la promesse qu’une douzaine d’opérateurs. Par l&#8217;intermédiaire de boîtiers installés chez des particuliers et commandés à distance, ces opérateurs proposent au gestionnaire du réseau de transport d’électricité local d’amortir le pic de consommation en délestant temporairement certains foyers plutôt que d’acheter des kWh à un fournisseur pour satisfaire la demande supplémentaire. Ainsi, en plus des économies réalisées en s’effaçant, les clients sont rémunérés pour leur effort environnemental</p>
<h5><span style="color: #00495d;">… et la France expérimente</span></h5>
<p>Le RTE, responsable de l’équilibre global offre-demande pour le système électrique français, anime des expérimentations sur ce sujet. L’une est à vocation nationale et l’autre cible plus particulièrement les problèmes structurels d’alimentation électrique de la Bretagne, S’il va être ainsi possible de travailler sur les modes opératoires techniques, bien des sujets restent à creuser, en particulier celui du modèle économique.</p>
<p>Les questions portent sur la valorisation même des effacements diffus : la seule économie d’énergie réalisée par l’acteur s’effaçant ne paraît pas devoir être suffisamment motivante, cette économie restant d’ailleurs à vérifier car un effacement peut induire une sur-consommation déplacée dans le temps. D’autre part, s’il apparaît nécessaire d’introduire un tiers ‘agrégateur’, intermédiaire entre les effacements diffus et RTE, la valorisation doit également lui offrir une rémunération suffisante. Enfin détail plus technique, il faut définir le principe de vérification de l’effacement effectif des sites pour lesquels l’information de chronique réelle de consommation ne sera pas disponible avant l’arrivée des compteurs Linky.</p>
<h5><span style="color: #00495d;">La maîtrise du distribué et du diffus : la clé d’un nouvel ordre électrique ?</span></h5>
<p>Les difficultés évoquées ci-dessus, inhérentes à la nouveauté et la complexité du sujet, ne doivent pas apparaître comme des épouvantails. Au contraire, la montée en puissance des technologies Réseaux Intelligents, la percée des moyens de productions distribués, les progrès en matière de stockage et l’explosion annoncée du parc de véhicules électriques vont transformer en profondeur les perspectives en matière d’équilibre du réseau électrique, créant certes contraintes et défis, mais offrant également de nouvelles perspectives et ressources.</p>
<p>Ainsi, demain, en complément à l’effacement diffus, couplés à des dispositifs de stockage, pilotés à distance et en temps réel, les panneaux photovoltaïques et les éoliennes qui fleurissent sur tout l’hexagone pourraient devenir les clés de la maîtrise de la courbe de consommation nationale. Et au-delà, ces moyens pourraient également contribuer sur d’autres aspects fondamentaux de la conduite du système électrique comme le support de tension.</p>
<p><strong><em><span style="color: #00495d;">Article paru dans la </span></em></strong><a href="http://www.gazelec2010.com/newsletter/juin2010-colombus.htm " target="_blank"><strong><em><span style="color: #00495d;">Newsletter de Gazelec</span></em></strong></a><strong><em><span style="color: #00495d;">, juin 2010</span></em></strong></p>
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		<title>Capitalisme écologique : le dérapage non-contrôlé</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 09:12:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Véronique Rochette</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Les enjeux du secteur de l'énergie-environnement]]></category>

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		<description><![CDATA[Moins médiatisé que le Grenelle de l’environnement, la taxe carbone ou encore le sommet de Copenhague, le marché réglementé du carbone apparaît comme l’alternative écologique durable depuis 2005. Conçue pour favoriser les investissements dans des secteurs où les technologies propres sont moins développées ou plus onéreuses, la &#8220;finance du carbone&#8221;, valorisée à 128 milliards de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #00495d;">Moins médiatisé que le Grenelle de l’environnement, la taxe carbone ou encore le sommet de Copenhague, le marché réglementé du carbone apparaît comme l’alternative écologique durable depuis 2005. Conçue pour favoriser les investissements dans des secteurs où les technologies propres sont moins développées ou plus onéreuses, la &#8220;finance du carbone&#8221;, valorisée à 128 milliards de dollars en 2009 (selon la Banque Mondiale), subit pourtant un sérieux revers.</span><span id="more-3421"></span></p>
<h3>Prise au piège de la crise, la finance du carbone devient inefficace malgré elle</h3>
<p>Le prix de la tonne de carbone oscillait autour de 30 euros en 2008. Depuis, il a été divisé par deux et<br />
atteint en juin 2010, à 15,03 euros sur le marché au comptant de BlueNext, basé à Paris. Si l’engouement pour la «green économie» ne faiblit pas, le marché du carbone est simplement rattrapé<br />
par la crise financière : l’activité des industriels baisse naturellement en période de décroissance<br />
récession avec pour conséquence directe une réduction de leurs émissions de CO2, donc une chute des<br />
cours de la tonne carbone. L’ampleur du phénomène est telle, que le ratio un point de croissance du<br />
PIB en moins équivaut à 35 millions de tonnes de CO2 commence à circuler dans les coulisses de<br />
l’environnement.</p>
<p>Encourageant ? Rien n’est moins sûr. Solder une tonne de carbone au prix de deux tickets restaurant<br />
n’est pas une solution pour protéger notre environnement. Les demandes de MDP (mécanismes de<br />
développement propre) permettant aux pays industrialisés d’investir dans des projets de réduction de<br />
CO2 dans les pays en développement sont en forte baisse depuis 2008. Enfin, certaines entreprises en<br />
difficulté n’hésitent plus à revendre leurs quotas supplémentaires pour dégager un peu de trésorerie.<br />
Bilan des comptes : le remplacement d’installations vieillissantes et l’arrivée de nouvelles technologies<br />
propres se font attendre. Plus problématique encore, les pollueurs, dont l’activité est ralentie,<br />
constituent des stocks de droits à polluer «low cost». La relance de l’économie mondiale s’annonce<br />
difficile à supporter pour notre planète …</p>
<h3>L’existence d’un marché du droit à polluer est néanmoins une nécessité</h3>
<p>A l’aube d’une nouvelle ère carbone post-2012, le choix d’un modèle de financement est au coeur des<br />
débats. En Europe, la simplification du calcul des quotas, combinant des paramètres météorologiques à<br />
des prévisions économiques, est présenté comme un palliatif au système. En effet, les pays européens<br />
ont pour mission de définir le nombre «de droits à polluer» à allouer aux entreprises. Or, ils ont de<br />
grandes difficultés à réaliser leurs estimations : un surplus de quotas et c’est le cours de la tonne de<br />
carbone qui chute.<br />
Même si la rareté des crédits qui seront accordés à l’avenir devrait faire grimper mécaniquement les<br />
cours du carbone, les perspectives de croissance dans les pays en développement nous rappelle l’importance d’organiser et d’encadrer la finance du carbone : certains spécialistes estiment que le marché mondial du carbone pourrait atteindre 565 milliards de dollars US en 2020. Mais la seule révision du calcul des quotas ne sera pas suffisante pour inciter la réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en maîtrisant la spéculation sur les marchés. L’élargissement du système des quotas à tout type de pollueur (entreprises et particuliers compris contre quelques 1.018 sites particulièrement énergivores actuellement) et la révision du modèle de redistribution des crédits Carbone (bonus / malus écologiques) sont résolument les pistes à creuser pour demain.</p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #00495d;"><strong>Par Kevin Brunier, consultant</strong></span></p>
<p style="text-align: right;"><strong><em><span style="color: #00495d;">Article publié sur le blog </span></em></strong><a href="http://energie.lexpansion.com/climat/capitalisme-ecologique-le-derapage-non-controle-_a-35-4582.html" target="_blank"><strong><em><span style="color: #00495d;">La chaine de l&#8217;énergie</span></em></strong></a><strong><em><span style="color: #00495d;">, de l&#8217;expansion.com</span></em></strong></p>
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